L’avocat a tenté de démontrer au tribunal que son client, agent de quartier de la zone de police de Charleroi, n’avait ni la conscience ni l’intention de communiquer des informations couvertes par le secret professionnel lorsqu’il a eu des échanges avec un des membres de l’organisation.

Rôle trouble avec "le milieu"

En tant qu’agent de quartier, un policier exerce une fonction de proximité qui en certaines circonstances peut l’amener à entretenir des relations en apparence amicales avec "des gens du milieu" en vue de récolter des informations, a affirmé l’avocat. Selon ce dernier, c’est dans ce cadre que le policier poursuivi a entretenu une relation de type "policier-indicateur" avec le membre de l’organisation, même si celle-ci a fini par le dépasser.

L’avocat a mis en doute également le caractère secret des informations échangées même si ces dernières provenaient des bases de données propres à la police. Les informations échangées étaient selon lui déjà connues du membre de l’organisation ou avaient vocation à être portées à sa connaissance.

Le procureur fédéral a réagi à la plaidoirie de l’avocat. Il a notamment tenu à ajouter que le policier ne présentait pas un dossier disciplinaire vierge, une affaire de fausses déclarations pour un vol de GSM s’y trouvant selon lui. Mardi, le procureur fédéral avait requis contre lui une peine d’emprisonnement de 18 mois. Parmi les 49 personnes sur le banc des prévenus à ce vaste procès figurent trois policiers.