Les pompiers de la caserne de Charleroi (zone de secours Hainaut-Est) ont symboliquement enlevé leur pantalon d'uniforme, vendredi, afin de marquer leur grogne face à la réforme des zones de secours.

Ils protestent notamment contre la suppression de la prime d'habillement qui leur permettait d'acheter et d'entretenir leurs vêtements de corps. 

Les pompiers se sont symboliquement déshabillés et se sont postés sans pantalon devant leur caserne afin de protester contre la réforme. Ils pointent notamment la suppression de la prime mensuelle de 77 euros relative à la masse d'habillement. "Celle-ci permettait d'acheter et d'entretenir les vêtements de corps tels que les chaussettes, sous-vêtements et autres t-shirts que nous utilisons dans la pratique de notre métier", explique Frédéric Spilette, délégué SFLP. 

"Depuis le 1er janvier 2016, nous devons les acheter nous-mêmes et subvenir à leur entretien. Or, nous sommes parfois en contact avec de l'amiante ou diverses pathologies. Et laver ces vêtements à la maison peut entraîner un risque pour nos proches. Le 4 janvier dernier, Philippe Blanchart, président de la zone de secours, avait reconnu qu'il fallait trouver une alternative. Or, les discussions qui ont précédé le passage en zone sont restées stériles."

A ces revendications, les pompiers carolos ajoutent l'état de délabrement de leur caserne (la nouvelle devrait être inaugurée cette année), le paiement des heures supplémentaires, l'absence d'un règlement de travail et les transferts de personnel vers les postes avancés.

Du côté de la direction, on précise qu'une étude sur la masse d'habillement vient d'être déposée et qu'une machine à laver est mise à disposition du personnel, en attendant l'établissement d'un nouveau système.