Deux camps s’affrontent à Jumet. D’un côté, il y a Mostapha et de l’autre côté Pierre et Thierry, père et fils. Les deux camps se détestent mutuellement, l’un reprochant à l’autre de se stationner devant les habitations. Début mars 2016, Mostapha soupçonne le camp adverse de lui avoir crevé deux pneus sur son véhicule.

Le 13 mars 2016, un nouvel incident va mettre le feu aux poudres. Lorsque Mostapha rentre à son domicile avec son épouse, il constate la présence d’excréments sur la façade de son habitation. Ses volets, châssis, portes et volets ne sont pas épargnés. Ni une ni deux, Mostapha a bien une idée de l’identité de l’auteur des faits se dirige vers le domicile de ses ennemis, pour selon lui, avoir une explication.

Comme de coutume dans ce genre de conflits, les versions divergent. Pour Mostapha, il s’est retrouvé agressé par Pierre, Thierry et Didier, un ami présent au domicile familial pour un repas dominical. Mais pour l’autre camp, Mostapha n’avait pas l’intention de discuter. La scène se terminait par une violente bagarre en pleine rue, devant des témoins.

Pour le ministère public, les quatre bagarreurs avaient la même responsabilité. Une suspension simple du prononcé était requise contre les prévenus, tous inconnus de la justice. Ce jeudi, le tribunal correctionnel a octroyé cette mesure de faveur aux quatre protagonistes, pour une durée de 3 ans.