Le front commun syndical carolo s'était rendu à Namur, devant le Grognon, pour interpeller le ministre des Pouvoirs Locaux, Christophe Collignon (PS). Mais ce dernier n'avait pu les voir que quelques instants. Un rendez-vous plus sérieux avait donc été fixé entre syndicats et ministre ce jeudi en fin d'après-midi.

Les syndicats avaient deux sujets à mettre sur la table: d'abord pour des "dysfonctionnements et non-respect des statuts et règlements" à Charleroi, où plusieurs arrêts de travail ont été observés depuis de longs mois, ensuite pour Anderlues où les tensions politiques - la bourgmestre PS s'est retrouvée en minorité - mettent apparemment la pression sur les employés communaux.

Dans les deux cas, la situation était connue du ministre: un long courrier de 11 pages avait été envoyé à Christophe Collignon début janvier par le front commun syndical pour demander un avis sur la situation à Charleroi, sans réponse de sa part; le ministre a aussi été interpellé régulièrement via son cabinet pour la situation à Anderlues qui s'envenime petit à petit depuis près de deux ans.

Concernant Charleroi, le front commun syndical explique le ministre "nous a expliqué que si les réponses à nos demandes prenaient du temps, la raison principale était le nombre et la précision de celles-ci. Il nous a confirmé que son administration travaillait bien sur le dossier mais il voulait que les réponses soient pertinentes et ne soient pas remises en question."

Pour Anderlues, le ministre aurait "confirmé qu’il lèverait tous les leviers en son pouvoir pour trouver des solutions."

Les syndicats carolos disent comprendre les complexités des dossiers, mais que des réponses doivent être données. Ils expliquent qu'ils n'hésiteront pas à revenir le trouver si ces réponses ne viennent pas "dans un délai raisonnable"