Ce mardi, la CSC et la CGSP admi ont appelé leurs affiliés à se rassembler devant les bureaux du CPAS de Charleroi. La raison? L'annonce dans la presse d'un boni de 2 millions d'euros alors même que les travailleurs de plusieurs services du CPAS ont fait part aux autorités de leur manque de reconnaissance et de valorisation.

Sur place, une délégation attendait de rencontrer le directeur général et le président. "L'annonce d'un boni alors que la situation des travailleurs est difficile est une première chose mais il y a aussi le service de soin à domicile qui, depuis un an, est confronté à des difficultés au niveau des comptabilisations de leurs actes infirmiers. Aujourd’hui on ne peut plus continuer sur cette base," explique Giuseppe Modica, délégué principal adjoint CGSP.

Au-delà des revendications émises pour le personnel soignant, c'est tout un ensemble de revendications qui seront déposées sur la table des discussions. "Nous avons un cahier de revendications beaucoup plus large. Nous avons voulu cibler plusieurs services notamment les maisons de repos où les travailleurs ressentent une certaine pression."

Les antennes sociales du CPAS sont également en détresse. "Depuis le début de la crise, ils ont continué à recevoir les gens parfois sans matériel. Il s'agit de toute une série de personnes qui n'a pas eu accès aux primes. Celles-ci ont été données via le fédéral mais pas pour les services du CPAS," poursuit Annick Delforge, déléguée principale CSC.

Pour exprimer ce mécontentement une réunion est donc prévue. Lors de celle-ci des réponses concrètes sont attendues de même que des perspectives d'avenir.

"Nous sommes ici pour exprimer en direct ce mal être. Nous voulons un échange et que les autorités du CPAS prennent en compte les remarques des travailleurs de tous les secteurs."