Ce vendredi, devant le tribunal correctionnel de Charleroi, Guiseppe exprime son ras-le-bol. Ce dernier, comme trois autres victimes, a été attaqué à plusieurs reprises par les chiens de Daphnée. « Ils m’ont mordu aux jambes. Je voudrais qu’ils ne soient plus laissés en liberté. » Apeuré, Guiseppe se méfie à chaque déplacement qu’il doit faire, que ce soit pour aller promener son chien ou pour aller au garage. Une riveraine n’ose même plus se rendre dans son jardin sans son manche de brosse, au cas où les chiens envahissent son terrain.

La situation est encore plus inquiétante quand on sait qu’il y a une plaine de jeux à proximité des lieux. Face à ce genre de cas, le tribunal correctionnel est limité dans ses pouvoirs. Poursuivie pour coups et blessures involontaires à la suite de morsures de chiens, Daphnée sera condamnée sur le plan pénal, avec une amende. Elle pourrait, également, être condamnée à dédommager Guiseppe. Mais le tribunal ne peut pas donner suite à la demande de Guiseppe, qui souhaiterait que l’on mette un terme définitif à tout cela. « Surtout qu’il y a encore eu des agressions ce mardi. » Mais il est impossible d’ordonner la confiscation des chiens.

Le substitut Bury souhaite sanctionner le comportement de Daphnée et lui faire comprendre la gravité des faits en lui provoquant un électrochoc. Daphnée semble ne pas se préoccuper du comportement agressif de ses chiens. Absente à l’audience, cette dernière n’a répondu qu’à une seule convocation dans le cadre du dossier et n’a pas cherché à régler le problème, malgré plusieurs interpellations. « Il est rare qu’on cite ce genre de dossiers devant le tribunal, mais on le fait quand il y a une absence de réaction des autorités administratives et quand les mesures ne sont pas mises en place pour éradiquer le problème. »

Une peine de 4 mois de prison, avec amende, est requise par défaut contre Daphnée, pour qu’elle « réagisse enfin de manière efficace. » Jugement vendredi 19 mars.