Le trentenaire, originaire d'Algérie, est placé en détention préventive depuis janvier dernier. Le 18 janvier, en début d'après-midi, Samir a été contrôlé dans le débit de boisson Le Grand Canyon, place du Nord à Charleroi. Quelques instants avant son entrée dans le café, ce dernier avait été repéré par une patrouille policière, rue Dourlet, à la suite d'un agissement suspect avec une personne bien connue des services pour être toxicomane.

La fouille du supposé dealer s'est avérée fructueuse : 45 boulettes d'héroïne et 46 boulettes de cocaïne sont découvertes sur lui, ainsi que trois GSM et 925 euros dans son sac bandoulière. L'exploitation des GSM ne laisse pas de place au doute. Samir s'adonne à la vente de ces produits stupéfiants.

Pour aller faire les soldes


Ce mardi après-midi, face à la justice, Samir a tenté de sauver la face en invoquant diverses choses. Tout d'abord, pour les 925 euros découverts sur lui : "C'était pour aller faire les soldes pour ma compagne et ma fille. L'argent venait de ma compagne", explique-t-il. Ensuite, Samir confie que la drogue venait d'être achetée pour 300 euros dans le but d'être revendue en France.

Pour le substitut Verbrigghe, rien n'est crédible. Des SMS provenant de numéros de téléphone belges confirment bien que Samir s'est remis à vendre de la drogue chez nous. Remis, car en septembre 2021, Samir a été lourdement condamné à 30 mois de prison ferme pour séjour illégal et pour des faits similaires de produits stupéfiants. "Et trois mois après sa libération de la prison de Saint-Gilles en octobre, il recommence. Il représente un danger pour la société", estime le parquet, qui requiert une peine de minimum 37 mois de prison à son encontre.

Pour l'anecdote, Samir ne conteste pas le port d'un couteau. À la défense, Me Lepied intervenant pour Me Vanardois, plaide la plus grande clémence du tribunal. Jugement le 19 avril.