À 60 ans, Liliana s’estimait être une bonne voisine qui n’a jamais causé le moindre tort là où elle a vécu. Pourtant, la voisine comparaissait pour la toute première fois devant la justice à cause d’une querelle de voisinage avec Eddy et sa petite famille.

Durant quinze ans, la famille d’Eddy a habité dans le même quartier que Liliana. Mais pour gagner sa tranquillité, la famille a été contrainte de déménager. Car Liliana mène la vie dure à ses voisins, en proférant des insultes ou en usant de doigts d’honneur. Malgré le déménagement d’Eddy et ses proches, Liliana a continué à importuner ses ex-voisins en envoyant quatre courriers menaçants et en harcelant le couple. Les lettres contenaient notamment quatre cercueils dessinés, deux pour les parents et deux pour les enfants du couple, des croix mortuaires, un avis de faire-part de décès et différentes menaces.

Pour la famille, il était évident que Liliana est l’expéditrice de ces courriers. « Le 7 mars 2016, la victime a croisé Liliana lors d’un carnaval. Cette dernière l’a fusillé du regard et deux jours après, la première lettre arrivait dans la boîte aux lettres », détaillait le parquet, affirmant avec certitude que Liliana est bel et bien la rédactrice de ces lettres. Une expertise graphologique, qui analyse en détail l’écriture, avait confirmé qu’il s’agissait bien de l’écriture de Liliana, malgré ses contestations.

Le parquet souhaitait octroyer une suspension avec des conditions probatoires à Liliana. Mais ce mercredi, elle a obtenu une suspension simple du prononcé de 5 ans, sans la moindre condition probatoire.