Coordinateur du Vecteur, la plateforme des pratiques culturelles émergentes, Romain Voisin avoue : "Au fil des années, nous avons un peu arrêté de compter les éditions du festival Livresse. Tout ce qu’il faut savoir, c’est qu’il a connu sa première en 1996. Cette année, tout sera condensé sur quatre jours, avec un focus important sur nos résidences artistiques en cours et le développement soutenu de la médiation culturelle au sein du Vecteur".

C’est le cas du travail mené en commun par "La S, grand atelier", structure artistique issue du centre d’accueil La Hesse, à Vielsalm, pour adultes porteurs d’un handicap mental et la plate-forme bruxelloise de projets éditoriaux Frémok. Le graphiste Thierry Van Hasselt a accompagné Marcel S., résident à La S, lors de la fondation de la ville en carton modulaire FranDisco. Les deux complices se retrouvent pour un nouveau projet : Planète 2, la planète des amoureux. "Le premier numéro du journal de Planète 2 a été édité lors des Rencontres du 9e art, à Aix-en-Provence. Ce devait être un one-shot mais finalement, le projet a pris de l’ampleur, est devenu un collectif nomade à part entière. Le numéro 2 du journal sera publié pendant Livresse, il est gratuit et tiré à 10 000 exemplaires", explique Thierry Van Hasselt. L’ouvrage sera disponible à la salle d’exposition V2 dès 19 heures, ce vendredi 15 octobre.

Les autres résidences artistiques à l’honneur pendant ce festival seront celles de la designer textile et coloriste Cécile Barraud de Lagerie et de l’illustrateur carolo-liégeois Quéquito. Chacun proposera sa propre exposition ainsi que des ateliers, pour enfants et pour adultes, pendant la durée de Livresse. La grande soirée festive du festival aura lieu le vendredi, avec des concerts des groupes Tabatha Crash et Bothlane. Le samedi 16 octobre, à 11 h 30, deux musiciens du groupe Süb proposeront un concert-cinéma particulier: ils joueront leur version de la bande-son du chef-d’œuvre d’animation de René Laloux et Topor, La Planète Sauvage.

Il y aura aussi trois moments d’échanges, sur la littérature féministe, sur l’histoire belge du livre illustré et sur l’usage de la couleur dans la micro-édition.

Romain Voisin insiste : "Au-delà de toutes ces activités, le cœur battant du festival, ça reste la librairie éphémère, qui s’installe dans les espaces V2 et V3 jusqu’au 19 novembre. C’est un travail logistique énorme puisqu’une fois de plus, nous proposons plus de mille titres différents sur nos étals".

> Toutes les infos, horaires et réservations se font via www.vecteur.be/livresse-2021