Les personnes qui auraient souhaité faire leurs courses au Makro de Lodelinsart auront trouvé portes closes. La raison : un nouvel arrêt de travail du personnel. "La direction veut imposer une nouvelle réorganisation sans concertations. Nous ne sommes pas contre ce qui est proposé mais nous ne voulons pas être là en simple spectateurs. Nous ne voulons pas juste être informés mais nous asseoir autour de la table et discuter de ces changements avec les responsables. Nous souhaitons une vraie négociation", nous explique Laurent Daix, représentant Setca.

Cette réorganisation vise à supprimer des caisses au profit de caisses automatiques. Le département boulangerie serait aussi également impacté. L'utilisation de produits surgelés du type "Bake off" (à juste passer au four) offrirait une qualité moindre selon le syndicaliste. La polyvalence imposée au personnel est aussi à l'ordre du jour.

La santé financière serait clairement à la base des choix opérés actuellement par la direction. "Depuis 2013 les chiffres sont catastrophiques. Malgré deux restructurations en 2014 et 2016 on n'arrive pas à redresser la barre. Ici on ne nous parle pas de restructuration mais de réorganisation. On joue avec les mots. On a encore très peu d'espoir."

Le futur ne semble pas rose pour les travailleurs qui craignent que ce que la direction appelle "réduction des coûts" n'entraîne des licenciements.

Sur le site de Lodelinsart travaillent 200 personnes alors que l'enseigne compte 6 implantations en Belgique.

Si les travailleurs ont décidé de ne pas ouvrir le magasin ce samedi, le mouvement semble essouffler. La semaine dernière, les 6 magasins devaient rester fermés mais 4 ont respecté la consigne. Cette semaine seuls les Makro de Lodelinsart et Sint Pieters Leeuw ont décidé de garder portes closes. "Nous ne baissons pas les bras mais nous ne pouvons pas aller au combat seuls. Le plan d'action de départ élaboré en front commun reprenait des actions plusieurs samedis, nous verrons pour la suite."

Ce lundi, les portes seront à nouveau ouvertes et les clients sensibilisés à la cause des travailleurs via des tracts.