Charleroi Le "cinéaste de l’absurde" a succombé à ses blessures après plusieurs mois.

En 2014, le réalisateur Jean-Jacques Rousseau avait trouvé la mort après avoir été fauché par une voiture alors qu’il venait de s’interposer dans une dispute à Courcelles.

Ce lundi s’ouvrait le procès de Maxime De Paoli. Le jeune homme est entendu pour meurtre et tentative de meurtre.

En 2014, sa mère et son beau-père de l’époque, Pierre Noël, se séparent. Plusieurs problèmes surviennent alors et le couple ne cesse de se disputer. Le 15 juillet, la tension est à son comble lorsque Pierre emprunte la Renault Twingo de son ex-conjointe sans son accord. Maxime et sa mère préviennent alors la police. Malgré l’avis contraire des forces de l’ordre, ils vont retrouver Pierre dans le café Le Napoléon à Courcelles où il a ses habitudes. Le ton monte entre les deux hommes. C’est là que Jean-Jacques Rousseau, présent dans l’établissement, intervient et tente d’apaiser les tensions, sans succès. Les deux protagonistes en viennent aux mains.

Après une courte altercation, Maxime rejoint finalement son véhicule. Plusieurs témoins affirment que le jeune homme aurait alors foncé délibérément sur le trottoir du café, sur lequel se trouvait son beau-père, M. Rousseau ainsi qu’une troisième personne. Les trois hommes sont violemment fauchés par la voiture. Un témoin dira qu’ils ont "volé comme des quilles". Maxime De Paoli est arrêté dans la nuit et entendu par la police. Les trois victimes, blessées à des degrés divers, sont emmenées à l’hôpital. Quelques mois plus tard, Jean-Jacques Rousseau meurt de ses blessures. Lors du procès, l’avocat de la famille Rousseau a tenu à rappeler la carrière du "cinéaste de l’absurde".

Sa fille demande aujourd’hui à être indemnisée symboliquement de la somme de 500 €, coût du dernier film en chantier.

Du côté de la défense , l’avocat du prévenu, Me Mayence, refuse de parler de meurtre et plaide l’homicide involontaire. Selon lui, l’enquête se base uniquement sur des témoignages contradictoires. Il rappelle également que son client n’a été interrogé qu’une fois et sans la présence de son avocat, pourtant obligatoire selon la loi.

Jugement le 6 février.