Georges Gérard, originaire de la région liégeoise à la tête d'Euro-Climat-Solitions a posé ses valises à Luttre où, avec son ami et associé Giovanni, il développe des solutions pour une mobilité adaptée à ses valeurs. Défenseur de la première heure du climat, l'homme de 75 ans aux multiples vies n'est pas près de prendre sa retraite.
Animé d'une envie d'apporter sa contribution au monde et aux générations futures, il multiplie les prototypes afin d'obtenir LA solution. Ses produits sont à la fois ingénieux et économiques. Il part d'une mobilité misant sur des véhicules entièrement électriques. Que ce soient des vélos ou des mini-voitures, il pense sincèrement qu'une utilisation raisonnée des ressources apporteraient un plus au trafic routier dans les villes.

En ce qui concerne les vélos électriques, Georges a réfléchi durant des années pour créer des emplacements où il est possible à la fois de garer son vélo et de le recharger. Pour ce faire, il a monté des systèmes de bornes et de pinces enfermant le guidon. Via une carte prépayée ou un QR code, le vélo est libéré et la personne peut à loisir se déplacer en ville ou sur des sites touristiques.

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Si le "Géotrouvetout" liégeois a choisi de se s'installer à Luttre c'est parce qu'il a répondu à un appel du pied de quelques dirigeants de la Région Wallonne. "Mes systèmes sont déjà fonctionnels en Italie, en Espagne, au Maroc et en Arabie Saoudite. Lorsque j'ai soumis le projet dans notre pays, je m'attendais à un intérêt de la part des autorités mais il n'en a rien été. A ce jour, je ne sais même pas si mes courriers arrivent. Ce que je veux c'est rendre à ma région ce qu'elle ma' donné."
L'homme s'étonne du silence qui suit les premiers contacts et son envie de se développer est telle que si les rencontres ne se concrétisent pas, il retournera dans sa région d'Espagne où il a choisi de passer sa retraite.
Le développement de ses emplacements et bornes de recharges pour vélos électriques ne sont pas ses seulles occupations. De son cerveau constamment en ébullition est sorti des petites alvéoles à placer aux abords des entreprises. Dans celles-ci on trouve, un placement pour vélo à la verticale ainsi qu'une cabine pour se changer, et au besoin, se rafraîchir. En réponse aux inondations qui ont touché le pays en juillet dernier, il a conçu des petites habitations provisoires de quelques mètres carré pouvant servir de logement "d'extrême urgence". "Je ne peux pas rester insensible face aux catastrophes naturelles qui me semblent aller de paire avec un dérèglement climatique. J'ai non seulement conçu des abris d'urgences mais j'ai également le souhait de m'occuper des conséquences psychologiques. Je propose de développer "une mise au vert". Pour quelques jours, offrir la possibilité à des victimes de venir se poser en Espagne, loin des paysages dévastés."

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Pour l'avenir, Georges reste confiant si les comportements s'adaptent en conséquence. Même s'il a fait le tour du monde plus d'une fois, il continue à rêver à une Wallonie plus consciente des enjeux climatiques et résiste tant bien que mal à une Flandre lui offrant un pont d'or pour s'y installer et poursuivre ses inventions durables.