Paul Magnette et Sophie Merckx, c’est un peu Je t’aime, moi non plus. Il leur est impossible d’aborder un débat sans se rentrer mutuellement dans le chou, ni sans pousser l’autre à la faute pour essayer de le déstabiliser. 


Un scénario qui s’est encore confirmé en séance publique au conseil communal.

Dernier rendez-vous avant la confrontation électorale du 14 octobre, il était dit qu’il serait le théâtre d’affrontements incessants, quasiment du premier au dernier point de l’ordre du jour.

De fait, la mandataire PTB s’est fait un devoir - et un plaisir - d’intervenir chaque fois que c’était possible. Elle a littéralement fait flèche de tout bois. La motion du PS pour encourager la lutte contre le racisme et la xénophobie ? Elle a détaillé les mesures du programme PTB. L’application du règlement sur la mendicité ? Encore une occasion de brocarder la majorité et le bourgmestre en parlant du programme.

L’élue a ensuite interpellé Magnette sur la réduction du nombre d’emplois dans l’administration communale. Mauvais résultats de la Ville en mobilité durable et en qualité de l’air, capture des pigeons et des rats : Merckx a pris la parole.

"Même s’il est filmé et retransmis en différé, le conseil communal ne doit pas se transformer en tribune politique", a déploré le bourgmestre à une Sofie Merckx encore plus volubile que d’habitude. On ne réconciliera pas les deux adversaires politiques. Gageons que d’ici l’échéance ils auront encore de nombreuses occasions de se faire face. Et de faire monter la température.