L’épidémie du COVID-19 a beaucoup touché les maisons de repos. Le CPAS de Charleroi a comptabilisé 60 décès sur 1.000 résidents durant les mois allant de mars à mai. En ce qui concerne l’ISPPC le nombre de décès lié au coronavirus était de six sur le total de leurs trois maisons de repos, lors de la première vague.

Cependant, nous connaissons actuellement une recrudescence du virus. Les maisons de repos veulent éviter à tout prix une nouvelle propagation. "Nous testons tout le monde que ce soit le personnel soignant que les résidents. Nous sommes aussi mieux armés au niveau des masques, des gants et des produits désinfectants", explique Didier Neirynck, porte-parole du CPAS de Charleroi.

De plus, les nouvelles admissions dans les maisons de repos doivent respecter une mise en quarantaine de 14 jours. Cette décision est aussi applicable pour les résidents qui reviennent d’une hospitalisation. "Les personnes doivent rester dans leur chambre durant 14 jours. C’est le personnel soignant qui se charge d’apporter leurs repas dans leur chambre ", détaille le porte-parole.

Il n’est pas évident de vivre dans cette situation. Les personnes âgées peuvent souffrir du phénomène de glissement. Elles se trouvent isolées de leurs familles. Pour éviter ce manque, les maisons de repos ont mis à disposition des résidents des moyens de vidéoconférence. "Les familles sont très compréhensives. Elles préfèrent ne pas pouvoir rendre visite temporairement à leur proche plutôt que de mettre leur vie en danger", affirme Frédéric Dubois, directeur de la communication de l'ISPPC.

L'intercommunale de Santé Publique du Pays de Charleroi a aussi pris des mesures pour contrer la circulation du virus. "Les visites auprès des personnes positives sont interdites. Pour les autres résidents elles ont lieu dans les réfectoires, avec le respect des gestes barrières. Actuellement, la résidence Pierre Paulus est interdite aux visites en attendant les résultats des derniers tests. Les étages touchés sont placés en isolement et fonctionnent comme les unités COVID du CHU de Charleroi, avec du personnel équipé en conséquence", continue le directeur de la communication. Les activités pour divertir les résidents sont maintenues dans une moindre mesure parce que les éducateurs doivent apporter leur aide aux soignants. Tout est mis en place pour contrôler au maximum la propagation du virus.