C’est la foire à l’empoigne entre un directeur de la Haute École Condorcet, à Montignies-sur-Sambre, et ses professeurs : il a attaqué au pénal au moins six enseignants pour diffamation, et les syndicats dénoncent le harcèlement et les menaces dont ils feraient l’objet de la part de ce même directeur.

Trente-et-un professeurs ont débrayé pendant une heure, ce mercredi, pour appeler à l’aider : à en croire les syndicats, leur directeur les maltraite et leur fait vivre un enfer "parce qu’il a été désavoué par les élections internes pour désigner un nouveau directeur-président, il se croyait déjà en place mais il a commencé à péter un câble quand il n’a pas été élu", explique Claude Demazy, déléguée CSC Enseignement. Plusieurs professeurs ont ouvert un dossier pour harcèlement et menaces chez Arista.

De l’autre côté, on a ce directeur qui poursuit au pénal au moins six professeurs pour diffamation, pour des propos tenus lors des élections internes. 

Quelles réponses comptent apporter la Province (pouvoir organisateur) et la direction de la Haute Ecole à cette ambiance délétère? "Puisqu’il y a eu dépôt de plainte, la justice aura à faire le tri", note Eric Massin, député provincial PS en charge des Hautes Écoles. "Cela étant, j'apprends seulement qu'il y a un problème... Nous avions eu une commission paritaire en décembre, ce point n’a pas été abordé par les syndicats. Et à l’ordre du jour de la prochaine, il n’y a rien non plus. Je ne peux rien faire tant qu’on ne m’avertit pas officiellement. Je m’attends à recevoir un ajout de point rapidement, et ce sera une bonne chose."

Dans les instances de Condorcet, même écho : "nous n’étions pas au courant de cette ambiance déplorable, et nous ne savions pas qu’il y avait eu un arrêt de travail", précise le porte-parole. "Nous devons apporter des réponses, rapidement. Les directeurs et le directeur-président (qui part à la retraite début mai, NdlR) se sont réunis ce vendredi."

Affaire à suivre.