Comme le dit l’expression, jamais deux sans trois. Ce qui correspond à la situation judiciaire de Marc : il a déjà été condamné pour des faits de mœurs, en 2002 sur une personne majeure et en 2012 pour des faits commis sur une mineure cette fois. Huit ans plus tard, Marc retrouve le chemin du palais de justice de Charleroi pour un attentat à la pudeur commis, cette fois-ci, sur la jeune Sonia (prénom d’emprunt), née en 2000 et âgée de 17 ans.

Le 29 août 2017, Marc emmène Sonia dans un café de la région. Cette dernière a uniquement accepté le rendez-vous avec son ex-beau-père pour voir sa petite sœur. Mais sur place, il n’en sera rien. Marc fait boire la mineure à coups de Vodka et de Mojito et lui offre même un cadeau. Marc et Sonia quittent les lieux, bien éméchés. Dans la voiture, Marc admet "avoir désiré" la jeune fille, qu’il trouve "très belle." "Je lui ai caressé les jambes. J’ai posé des questions sur sa vie sexuelle et je l’ai embrassé."

Vu le refus de la jeune fille, Marc la ramène chez sa mère. Une fois là-bas, Marc tente sa chance... avec la maman. Mais Marc est mis dehors par le fils, qui intervient à la suite des cris de la mère de famille. Marc termine finalement sa soirée dans un bar à hôtesses.

Compte tenu de son passé judiciaire et de son état de récidive, une peine de 4 ans de prison ferme est requise. Pour le substitut Lafosse, Marc a profité de la situation, en offrant un cadeau et des verres à Sonia, pour obtenir ce qu’il espérait.

Juste avant la fin des débats, Marc décide de prendre la parole. Il ne s’excuse pas, mais tente d’expliquer le contexte de la scène. "Ce n’était pas quelque chose de calculé. Ça a eu lieu d’une manière incontrôlée et pas du tout programmée. Si c’était une personne majeure, je ne serais pas là." À juste titre, la juge Jamar le reprend aussitôt pour clarifier les choses. "Mais là, il s’agit d’une mineure. Mais ça aurait pu être le même si vous aviez une personne majeure en face de vous. Les femmes ont le droit de dire non."

Jugement le 14 octobre prochain.