Marcel est devenu majeur le 30 janvier 2013. Le problème, c’est qu’à ce moment-là, il entretenait une relation avec Sonia, seulement âgée de 12 ans. Les deux étudiants se sont rencontrés à l’école.

Ce lundi, Marcel reconnaît avoir commis plusieurs attentats à la pudeur, sans violence ni menace sur son ex-copine. « J’étais à l’école avec elle, mais elle était toujours consentante. Je ne l’ai jamais agressée », concède Marcel.

Les autorités judiciaires ont appris les faits via un autre dossier à l’instruction concernant Marcel, suspecté de faits similaires. D’ailleurs, pour ce dossier, Marcel a été condamné le 1er avril 2019 à 2 ans de prison avec un sursis probatoire de 3 ans. « Il n’y a pas de doute possible. Les messages échangés sont explicites et confirment qu’il y a eu des gestes posés lors de rencontres », signale la substitut Broucke. Pour sanctionner les faits, le ministère public ne s’oppose pas à l’absorption avec le jugement d’avril 2019.

Pour Me Gras, intervenant à la défense de Marcel, son client doit être sanctionné pour les faits, même s’il s’agissait d’une relation consentie. « D’ailleurs, la victime ne se souvenait pas de cette relation. Elle n’a pas été traumatisée et admet avoir connu une crise d’adolescence à l’époque, durant laquelle elle a commis des bêtises. »

La défense plaide logiquement l’absorption avec le jugement qui a condamné Marcel pour un comportement similaire. Jugement pour le 15 mars prochain.