Charleroi Michaël V.W., 39 ans, a séquestré sa compagne en mai dernier, armé.


Le 5 mai 2019, à Marchienne-au-Pont, Michaël détenait Tiffany, sa propre compagne. Il la menaçait de mort et était particulièrement bien équipé pour l’effrayer. Une hache, une pelle et surtout, une tronçonneuse électrique.

Un témoin avait filmé la scène, lorsque le prévenu menaçait sa copine et passait même à deux doigts de sa tête avec la tronçonneuse, qu’il avait préalablement branchée via une rallonge… "On s’est embrouillé et j’étais sous l’influence de stupéfiants", explique le trentenaire. Michaël est également poursuivi pour des coups et blessures entre 2017 et 2019 sur Tiffany et explique que c’était à la suite de disputes.

À l’audience , le substitut Damien Vervaeren a montré au tribunal et à la défense cette vidéo qui témoigne de la particularité de la scène. En 17 ans de carrière, c’est la première fois qu’il est confronté à ce type d’armes : "On voit le prévenu qui va chercher une rallonge pour se rapprocher un maximum de madame et il effleure la tête de la victime. Ce n’est pas anodin comme arme".

Face à l’absence de prise de conscience et aux antécédents judiciaires de Michaël, le ministère public requiert une peine de 37 mois d’emprisonnement, sans toutefois s’opposer à un sursis probatoire.

La défense est revenue sur la violence de son client, qui ne plaide pas en sa faveur : "Il a clairement du mal à admettre ses responsabilités. À la moindre pique, il déborde de violence. Mais il y a une réelle volonté de se réinsérer et de trouver un emploi". Afin de ne pas compromettre son avenir proche, la défense plaide une peine de probation autonome, qui permettra également de canaliser la violence du prévenu.

Jugement, le 27 juin prochain.