Est-ce que Marco a voulu enlever Marie (prénom d’emprunt), sa fille âgée de 15 ans, le 7 octobre 2018 ? Le 1er juin prochain, le tribunal aura statué sur cette question. D’un côté, le parquet de Charleroi estime détenir la vérité. Mais Marco, lui, conteste formellement les faits. « J’ai demandé à la personne qui m’accompagnait d’aller voir si c’était bien ma fille pour que je lui parle ? Elle était à 20-30 mètres, mais je ne l’ai pas reconnue. Elle avait pris une quinzaine de kilos. »

Suite à une décision du tribunal de la jeunesse, Marie est placée dans un centre à Chimay qui accueille des mineurs insécurisés et en perte de repères. Pour le parquet, cette dernière s’est éloignée de sa famille à cause de faits de mœurs et de la délinquance que lui inculquent ses proches…

Le 7 octobre 2018, Marie confirme que son oncle (Django, le second prévenu et jugé par défaut) est arrivé vers elle alors qu’elle s’en allait se balader avec d’autres jeunes du centre. « Son oncle va la saisir par les vêtements et les cheveux pour l’attirer vers la voiture de son père », relate la substitute du procureur Bijnens en reprenant les propos tenus par la jeune adolescente.

C’est ce qu’a aussi déclaré l’éducateur présent avec le groupe de jeunes. Marco jure qu’il n’avait aucune intention de retirer sa fille du centre. Le parquet souhaite que Marco et l’oncle de Marie écopent d’une peine d’un an de prison.

Jugement le 1er juin.