En apparence, Marie-Louise (prénom d’emprunt) n’a rien d’une dealeuse de cannabis… Et pourtant, sa dépendance (elle consommait 2g/jour) l’a conduite à vendre de la marchandise sur Anderlues entre 2017 et 2020. Pour s’en sortir, la femme de 38 ans a marqué son accord pour intégrer la CTT.

La chambre de traitement de la toxicomanie (CTT) de Charleroi permet aux personnes dépendantes aux produits stupéfiants de se faire aider, durant en moyenne dix mois, pour soigner leur dépendance. Si le programme est une réussite, ils ont plus de chance d’obtenir une mesure de faveur à la place d’une peine de prison.

Si les autorités judiciaires ont pincé la dealeuse, c’est grâce au GSM d’un de ses clients saisi dans le cadre d’un autre dossier. « La personne concernée avait passé commande auprès de la prévenue en 2020 », confirme le parquet. Par la suite, une visite domiciliaire a confirmé l’existence d’une activité illicite au domicile de la prévenue. « On y a découvert 22g de cannabis, 200 euros en liquide, des sachets de conditionnement, une balance et un GSM. » Téléphone qui a révélé la présence de messages avec des clients, remontant à 2017.

Marie-Louise confirme avoir vendu 10 g par semaine à 10 euros le gramme à 11 clients. Une peine d’un an de prison a été requise par le parquet, au cas où le programme de la CTT échouerait.

Un premier point sur l'avancée du programme sera effectué le mois prochain.