Me Lauvaux a raconté à la cour que son client lui avait demandé de ne pas trop s'attarder sur la peine, estimant qu'il méritait une peine "à hauteur de ce que demande la famille".

Alexandre Daunno comparaissait pour la deuxième fois devant les assises. En 1998, il avait écopé de vingt ans de réclusion criminelle pour un vol avec violence ayant entraîné la mort. Son avocat précise qu'il a été acquitté de la circonstance aggravante de meurtre. "Ce n'est ni un tueur de sang froid, ni un tueur en série, mais ces dix-neuf ans l'ont détruit et c'est la base de ce drame", a affirmé le pénaliste.

Me Lauvaux estime que son client aurait dû être aidé à sa sortie de prison. Il le compare à Meursault, l'Etranger de Camus, condamné à mort pour meurtre. "Il était étranger à sa propre vie, à son procès, à sa défense. Le procureur n'a rien trouvé de bon chez lui. Meursault est indifférent, étranger, naïf et sincère, qui n'a jamais trouvé sa place dans la société"."

Après avoir consommé de la cocaïne durant toute la nuit entre Mons et Charleroi, le meurtrier s'est rendu à Gosselies, chez son oncle qui était le voisin de la victime, Liliane Malréchauffé, 70 ans. Sans aucune raison, il est monté chez elle et il l'a égorgée. Il s'est ensuite rendu, durant l'après-midi, dans le commissariat de police de Colfontaine pour se constituer prisonnier. Il paraissait calme et abattu, remettant l'arme du crime aux policiers.

Enfin, l'avocat a répété les déclarations positives des proches d'Alexandre Daunno : travailleur courageux, grand amour de sa compagne, homme serviable, etc.

Le jury et la cour sont entrés en délibération pour débattre sur la peine.