Ce vendredi, face au tribunal correctionnel de Charleroi, quatre jeunes hommes à peine âgés de 20 ans comparaissent ensemble. Mais sur papier, celui qui risque le plus gros est Mehdi. Et le parquet de Charleroi commence à en avoir plus que marre de le voir se présenter devant la justice. Depuis qu’il est mineur, Mehdi est à chaque fois passé entre les mailles du filet, obtenant à chaque fois des mesures de faveur.

Si on additionne toutes les peines de travail dont Mehdi a écopé au niveau jeunesse et correctionnelle, on atteint les 970 heures ! Mais ce vendredi, la substitute Dutrifoy a décidé de siffler la fin de la partie pour Mehdi, en requérant une peine de 4 ans de prison et une seconde peine de 18 mois de prison contre lui. Ce dernier est poursuivi pour plusieurs faits de violence : vols, coups et blessures et rébellion. À côté de lui, on retrouve également Hamza, Nabil et Baïla. Le trio est uniquement poursuivi pour une seule prévention. Mais les quatre comparses partagent un point commun : avoir été membre de « la bande des TEC », qui a sévi dans la région entre 2016 et 2017, en semant la terreur dans les stations de métro et la gare de Charleroi-Sud en usant de la violence pour frapper, racketter et agresser plusieurs victimes…

Mehdi est en aveux d’avoir volé dans les rayons du Colruyt en février 2019 et d’avoir « repoussé » un contrôleur des TEC le 20 mars 2018. Par contre, le jeune délinquant conteste avoir volé le véhicule de Michel, volé le sac à main d’une dame et avoir agressé deux hommes à la sortie de la boîte de nuit Le Privilège à Charleroi, le 4 novembre 2017.

Baïla est également poursuivi pour cette scène de coups en plein milieu de la nuit. Et lui aussi jure ne pas être impliqué dans la scène. Pourtant, les deux victimes ont formellement reconnu Mehdi et Baïla comme auteurs de nombreux coups à la sortie de la discothèque. Nabil et Hamza sont, quant à eux, suspectés d’avoir volé le contenu de la caisse d’une pharmacie à Lodelinsart. La substitute Dutrifoy admet volontiers qu’il faudra acquitter Nabil. « Les policiers, eux-mêmes, ont écrit qu’il ne s’agissait pas de Nabil sur les images de vidéosurveillance. »

Une peine d'un an de prison avec sursis est suggérée. Pour Hamza, une peine de travail est requise. Jugement attendu le 26 février.