Le front commun syndical, regroupant CGSP (social), CSC Services publics (chrétien) et SLFP (libéral), annonce un plan d'action dans l'administration à Charleroi. "Une partie des agents désire frapper fort en démarrant par 24 heures de grève, l'avenir nous promet des surprises", notent-ils dans un communiqué. L'ensemble des délégués des trois syndicats se sont donnés rendez-vous pour en parler.

Les griefs, ce sont les conditions de travail au sein des services de la ville de Charleroi dénoncées par les travailleurs aux délégués syndicaux. "Comme dans les soins de santé, l'autorité politique a préféré sous-financer l'engagement de travailleurs ou la régularisation d'agents dans les services en souffrance", soulignent les syndicats. "Le choix du bourgmestre est la pyramide inversée pour les engagements, où on renforce les grades supérieurs au détriment des agents de terrain. Il y a quelques années, le front commun dénonçait un dégraissement du personnel et la réponse fut: "ne tombons pas dans un sentimentalisme larmoyant!" Mais force est de constater qu'aujourd'hui les chiffres nous donnent raison, tous les services se sont vidés. Des administratifs en passant par les ouvriers, les techniciens, les ATL, les gardiens de la paix, le SNB ou les sports et musées, tous les agents sont en souffrance pour honorer leurs missions."

Les syndicats regrettent également l'absence du bourgmestre Paul Magnette lors des concertations syndicales: "Pour faire oublier ses absences, Paul Magnette annonce souvent de beaux projets dans la presse pour la ville, mais jamais rien pour son personnel. Jamais de remerciement, jamais de félicitations, pas de reconnaissance."

Contactée à ce sujet, la Ville de Charleroi n'a pas donné suite à notre demande de commentaire.