Charleroi Ils étaient poursuivis pour détention d’explosifs à Feluy et Couillet.

Benoît J. avait été pris la main dans le sac le 4 mars dernier au rond-point de la Queue à Couillet. À l’intérieur du sac orné du logo de la boucherie Renmans se trouvaient 14 engins explosifs. L’homme placé sous mandat d’arrêt le 5 mars dernier, expliquait vouloir juste faire du bruit. "Je voulais montrer que nous étions là. Je ne voulais pas utiliser les engins dans le but de blesser qui que ce soit".

Dans la nuit du 22 au 23 février à Feluy, le prévenu avait récupéré le sac abandonné : "Quand les flics sont arrivés, j’ai embarqué le sac, car je pensais qu’il s’agissait de sandwichs vu le logo de la boucherie". Christina L., sa compagne et Maryse S., la maman de sa compagne, étaient poursuivies pour avoir détenu et planqué le sac dans l’abri de jardin de Maryse. Elles obtiennent une suspension du prononcé pour 3 ans.

Alexandre C., Jules M. et Laurent M. étaient également poursuivis d’avoir eu l’intention de commettre un crime, mais ces derniers juraient n’avoir eu que des volontés pacifistes. Jules M. était considéré par tous comme le petit chimiste de la bande. Il reconnaissait avoir confectionné les engins avec les deux autres prévenus après avoir regardé une vidéo sur internet.

La substitute Morgane Pied avait évoqué le parcours du groupe originaire d’Anderlues : "Au départ, tous se voulaient pacifistes, mais les choses ont dérapé avec la confection de ces armes". Le mouvement se réunissait et échangeait ses idées. Le ministère public avait requis des peines allant de 2 ans à 36 mois de prison pour Benoît J. La substitute ne s’opposait pas à des mesures de faveur pour les six prévenus.

Les six avocats plaidaient des mesures de faveur pour leurs clients, invoquant des volontés pacifistes.

Benoît J., détenu, écope de 30 mois de prison avec un sursis probatoire de 5 ans. Jules M. et Laurent M. écope également de trente mois avec un sursis simple de 5 ans. Alexandre C. est le seul des six prévenus à ne pas obtenir de mesure de faveur par le tribunal correctionnel de Charleroi.