L’ISSEP (institut scientifique de service public, NdlR) a installé il y a quelques mois trois cabines de mesure de la qualité de l’air à Charleroi, pour trouver une localisation adéquate afin d’installer une cabine permanente pour monitorer la pollution émise par le trafic automobile en ville.

"On a profité de l’opportunité pour leur demander de mettre deux cabines supplémentaires sur le tracé du futur BHNS (bus à haut niveau de service, NdlR), explique Xavier Desgain, échevin Ecolo de la Mobilité et de la Transition Écologique. L’objectif c’est d’avoir une vue sur la situation aujourd’hui et qu’ils reviennent quand le BHNS sera en service pour avoir les mêmes analyses et voir l’impact que ce nouveau moyen de transport aura eu sur la qualité de l’air."

Une cabine a été installée à Couillet, à proximité du rond-point de la route de Philippeville, l’autre près du musée de la photo à Mont-sur-Marchienne. "La théorie dit qu’on devrait avoir, grâce au BHNS, une amélioration de la qualité de l’air avec une réduction du trafic automobile, mais ça pourra donc être mesuré objectivement sur la durée." Les cabines resteront un an sur place, afin d’avoir des comparaisons par tout temps et toute saison, sans être biaisées par la météo.

"L’ISSEP a également installé, un peu partout sur le tracé, des petits détecteurs de dioxyde d’azote qu’ils relèvent tous les 15 jours. C’est un des polluants les plus marqueurs du trafic routier. Et l’intérêt pour la ville va au-delà de la ‘photo’ de la pollution sur ces grands axes, puisqu’on pourra aussi se baser sur les analyses pour voir quels polluants restent les plus présents, identifier leurs origines, et pouvoir mettre des plans en place pour réduire également ces sources de pollution-là. Parce que les mesures de mobilité visent également la qualité de l’air, bien sûr, qui est une source de décès très importante partout dans le monde", conclut l’échevin.