En mai dernier, un corps sans vie avait été découvert à la rue de la Villette. Un couple avait été inculpé. Johnny F. reste en détention.


Début mai, la victime, Jacques, avait été retrouvée morte à la rue de la Villette à Marcinelle, derrière la gare de Charleroi-Sud. Francine G., inculpée pour non-assistance à personne en danger, avait avoué à un ami, par SMS, que son compagnon Johnny F., inculpé pour sa part de meurtre, avait tué Jacques. 

L'ami de la prévenue n'avait pas hésité à contacter la police pour les informer des déclarations de la prévenue.

Le parquet seulement avisé quelques jours plus tard

Au départ, personne n'était au courant d'une mort suspecte. Le parquet de Charleroi avait seulement été avisé des faits quelques jours après le meurtre. Ni les secours, ni les pompiers n'avaient signalé une quelconque intervention pour un décès suspect. Le médecin intervenu sur les lieux où avait été découvert le corps de Jacques avait même conclu à une mort naturelle.

L'enquête s'orientait vers un meurtre que quelques jours plus tard, grâce aux SMS de Francine.

Après avoir été se renseigner aux différents services de secours, les enquêteurs avaient découvert qu'un certain Jacques était bel et bien décédé à la rue de la Villette. La police avait alors réalisé le tour des pompes funèbres de la région afin de retrouver le corps de la victime. Et c'est aux pompes funèbres De Spiegeleer que les policiers retrouvaient le défunt. 

Fort heureusement, pour les besoins de l'enquête, les funérailles de la victime n'avaient pas encore eu lieu. Un médecin légiste avait pu autopsier le corps et concluait que Jacques était décédé à la suite à de coups et blessures. Ce qui corroborait les aveux de la prévenue.

Un conflit à l'origine du meurtre

Les inculpés et la victime se connaissaient. Le parquet expliquait que Jacques devait souvent donner de l'argent à Johnny, qui n'hésitait pas à lui soutirer. La thèse d'un conflit qui aurait mal tourné était privilégiée par les autorités judiciaires. 

Ce mercredi, devant la chambre du conseil, les amoureux ont vu leurs détentions confirmées par le juge d'instruction. Johnny F. reste en détention préventive tandis que Francine G. reste en détention, mais sous surveillance électronique.