Ce mardi 26 janvier, le quartier de la rue du Phénix à Dampremy a été bouclé durant plus de deux heures par plusieurs équipes de la police locale de Charleroi. Michael B., sous l’influence de médicaments et de la boisson, menaçait de faire sauter sa maison au gaz. L’alerte a été donnée par son épouse, qui a trouvé refuge ailleurs.

La menace était prise au sérieux puisque la famille a l’habitude de cuisiner au gaz. « À l’intérieur de la maison, on a découvert une bonbonne de gaz en fonction », confirmait le parquet de Charleroi. Après plusieurs tentatives de négociations, les unités spéciales de la police fédérale ont donné l’assaut vu l’absence de contact entre les agents et le forcené, qui ne donnait plus signe de vie. Les agents ont retrouvé Michael B., mal en point et surpris par l’assaut.

Dans un état critique et inaudible

Perfusé sur place par les ambulanciers, Michael B., 41 ans, a été transporté à l’hôpital dans un état critique, comme le confirme une proche de Michael B. Inaudible depuis son admission en milieu hospitalier, le quadragénaire a finalement pu être entendu ces dernières heures. « Il dit regretter son geste et doit rester hospitalisé vu la nécessité d’un sevrage aux médicaments », indique Sandrine Vairon, la procureure de division de Charleroi.

Ce n’est pas la première fois que Michael B. menace de mettre fin à ses jours. « Il a déjà fait une tentative de suicide et il a même déjà été admis à l’hôpital psychiatrique pour se faire soigner », confie la source familiale. Fragilisé psychologiquement suite au suicide de sa mère, Michael B. semble également avoir trouvé refuge dans la boisson. « Il aime boire matin et soir. Les trois enfants n’ont pas la vie facile, même s’il ne manque de rien. » Selon le parquet de Charleroi, le quadragénaire s’est montré menaçant suite à une dispute conjugale avec son épouse et à la proximité de la date d’anniversaire du décès de sa mère.

Michael B. n’est pas, pour le moment, inculpé pour le Fort Chabrol. Le dossier est toujours au stade de l’information. « Il n’a pas encore décidé de la suite à donner à ce dossier », confirme Sandrine Vairon.