Originaire de Syrie, Mohamed a attrapé Paola (prénom d’emprunt), âgée de 16 ans, dans la rue pour l’embrasser de force avant de lui prendre sa main pour la mettre sur son sexe. Une peine de prison ferme est requise.

Le 25 avril 2018, à Merbes-le-Château, la jeune Paola quitte son domicile après avoir soupé pour se rendre chez une amie. Sur la route, elle croise Mohamed qu’elle a déjà aperçu à quelques reprises dans le village. Ce dernier séjourne dans un centre pour réfugiés non loin de chez elle. 

Lorsque Mohamed, 50 ans, passe à côté de l’adolescente, il lui attrape son visage pour lui forcer un baiser colombin. Ensuite, Mohamed attrape la main de Paola pour la poser sur son sexe. Effrayée, Paola parvient à fuir pour alerter son père.

Une requalification des faits, initialement qualifiés en attentat à la pudeur, est requise par la substitute Morgane Pied. Mohamed, lui, jure n’avoir jamais vu ou croisé la victime avant l’audience et encore moins d’être l’auteur des faits. « Je ne comprends pas pourquoi il ose dire qu’il ne m’a jamais vu. C’est bel et bien lui, j’en suis sûre », s’insurge Paola, bien décidée à obtenir justice.

Le ministère public a requis une peine de deux ans de prison ferme pour sanctionner la particulière gravité des faits et le mépris affiché par Mohamed pour la jeune femme, dorénavant majeure. « Il ne s’excuse même pas et se confond dans ses déclarations. Son intention était claire au moment des faits. » 

Jugement attendu pour le 22 septembre.