Le 21 janvier dernier, Mohammed a été condamné à 37 mois de prison ferme pour une scène de coups et blessures et une détention arbitraire sur Vanessa (prénom d’emprunt), son ex-compagne. Interpellé pour purger la peine, il a immédiatement formé opposition au jugement. Il n’était pas au courant des poursuites judiciaires à son encontre puisqu’il n’avait jamais reçu de convocation.

Le 5 juin 2019, à Charleroi, Vanessa a subi des coups de la part de Mohammed, qui est en aveux. « Elle évoque des coups de poing, et même un étranglement avec un câble de GSM. Son compagnon s’est arrêté quand elle commençait à perdre connaissance. Mais il a quand même continué à la frapper », expliquait le substitut du procureur, effrayé par le comportement de Mohammed.

Ce dernier niait, par contre, avoir volontairement enfermé Vanessa dans l’appartement. « Je suis sorti pour me calmer, j’ai fermé la porte comme j’en ai l’habitude, mais elle avait sa clé qui se trouvait dans la salle à manger. Avec le stress, elle ne s’est pas rendu compte que sa clé se trouvait là », justifiait Mohammed. Vanessa avait quand même été contrainte de s’échapper du logement par une fenêtre, pour trouver secours auprès d’un voisin.

Pour le parquet, il était clair que Mohammed a eu une véritable emprise sur sa compagne et qu’il considère les femmes comme des objets. « La victime était terrorisée et a demandé à son voisin de ne pas lui parler, car elle est musulmane et que cela compliquerait encore plus les choses. Il considère les femmes comme des objets qui peuvent se transformer en punching-ball.» La confirmation de la peine prononcée en janvier dernier était requise contre Mohammed, en état de récidive légale avec une récente condamnation à 5 ans de prison avec sursis pour une tentative de meurtre.

Ce jeudi, Mohammed n’a pas obtenu la moindre réduction de peine. Sollicitée par le parquet, son arrestation immédiate n’a pas été ordonnée par le tribunal.