Le bourgmestre Daniel Vanderlick (PS) étudie les possibilités de recours.

De toute évidence, l’accord du gouvernement wallon sur le tracé de sortie sud de Charleroi pour désengorger la N5 n’a pas mis fin aux divisions ni aux mésententes politiques.

Lors d’une réunion citoyenne de l’ASBL Nos Vilâdjes qui a rassemblé 180 participants samedi à Loverval, le bourgmestre de Châtelet Daniel Vanderlick (PS) a annoncé son intention d’examiner une possibilité de recours. "Contrairement aux communes de Gerpinnes et Ham-sur-Heure/Nalinnes, nous n’avons pas été associés à cette décision", dit-il.

"Pourtant, c’est bien sûr notre territoire à hauteur de Bouffioulx qu’il est prévu de créer un nouvel échangeur pour accéder au périphérique R3 du côté est."

Six semaines après la présentation officielle de l’avant-projet de tracé, l’ASBL Nos Vilâdjes a tenu à faire le point sur les enjeux et les engagements pris par les responsables des différentes communes concernées, à l’exception de Châtelet.

Cela dans l’attente de rencontres avec le ministre Carlo Di Antonio (CDH) qui viendra défendre son dossier devant les comités de quartier.

Résultat ? Si le tracé proposé ne détruit pas de zones d’habitats, il passe suffisamment près de certaines d’entre elles pour faire naître l’inquiétude. C’est le cas au quartier de Fromont, aux Morlères, à Chamborgneau, au Louvroy, à la Ferrée pour n’en citer que quelques-uns.

Le bourgmestre de Gerpinnes, présent à la réunion, a répété son engagement : "Partout où ce sera possible, nous examinerons les moyens de réduire les nuisances. En éloignant le tracé des quartiers, ou en y enterrant les tronçons pour limiter l’impact visuel et sonore."

Dans ce cadre, les habitants de sa commune sont invités à se manifester lors de l’enquête publique. L’ASBL Nos Vilâdjes se mettra au défi de les aider. Si rien n’est encore définitivement figé, la suite de la procédure s’annonce déterminante.

Le gouvernement wallon entend finaliser le choix de l’itinéraire endéans les 3 ans, pour réaliser les travaux ensuite dans un délai de 4 à 5 ans. "À ce stade, il ne s’agit plus de remettre en cause l’utilité de la sortie sud", relate le président de l’ASBL, Charles Dailly.

Actuellement, les ronds points entre Laneffe et Loverval connaissent des pics de trafic à 52.000 véhicules par jour. À l’horizon 2030, le contournement de Couvin et la mise à gabarit de l’A34 en France en amèneront de 30 à 40.000 supplémentaires.

Il faut donc en finir une bonne fois pour toutes avec ce chaînon manquant de l’axe autoroutier Rotterdam-Marseille.