Nicolas se présente devant le tribunal correctionnel de Charleroi en béquilles à cause d’un problème aux ligaments croisés. D’emblée, Nicolas admet volontiers avoir été, il y a encore quelques années, un "sale gamin" à faire les 400 coups avec sa bande d’amis. Aujourd’hui, Nicolas commence seulement à payer pour ses erreurs de jeunesse.

Nicolas est passé, une première fois à la caisse, avec une condamnation pour la dégradation de véhicules à Montigny-le-Tilleul en 2018. Et ce mardi, Nicolas comparaît pour une seconde erreur de jeunesse de 2017. Durant la nuit du 30 septembre au 1er octobre 2017, Nicolas a volé la Fiat Bravo de Martine.

Cette nuit-là, Nicolas s’incruste à une soirée d’anniversaire organisée par Martine pour les 20 ans de son fils dans une salle à Mont-sur-Marchienne. Nicolas, également né le 30 septembre, n’est pas invité, mais participe aux festivités et se trouve en état d’ébriété. Il est 4h du matin lorsque Nicolas décide de voler le véhicule de Martine. La mère de cette dernière, âgée de 80 ans, tente de s’interposer et manque de se faire écraser par Nicolas.

Quelques heures plus tard, le véhicule est retrouvé sur le bord d’une route à Leernes, en partie calcinée avec les cadeaux du fiston dans le coffre. "Je regrette vraiment. Ce sont mes deux amis qui m’ont donné les clés. J’avais bu et j’ai fait une connerie de jeunesse", explique Nicolas, qui précise toutefois ne pas être impliqué dans l’incendie volontaire de la voiture volée.

Ce mardi, Nicolas comparaît seul sur le banc des prévenus. La substitute Broucke souhaite que le jeune homme effectue une peine de travail pour réparer ses erreurs. Le jugement sera prononcé le 22 décembre prochain.