Luc Parmentier veut plus d’agent de quartier sur le terrain

“Je crois qu’on ne reverra pas la norme KUL et s’il devait y avoir révision, avec le critère actuel de la population, c’est Bruxelles qui y gagnerait et sans doute pas Charleroi. Ce que je constate, c’est que nous en sommes en déficit de 200 policiers actuellement. On a été jusqu’à 1058 unités, puis il a fallu réduire, même si on vient de relancer une procédure pour l’engagement de 48 policiers. En même temps, le plan de gestion est là, qui nous oblige à ne plus payer les heures supplémentaires et du coup, Charleroi n’est plus très attractif : les candidats préfèrent aller vers d’autres zones, plus calmes. On s’accorde aussi pour dire qu’il faut augmenter le nombre d’agents de quartier, qui soient véritablement des agents qui connaissent leur quartier, et c’est un réel besoin. Mais Charleroi est ainsi dans une situation schizophrénique : on demande des policiers, mais on nous réduit les moyens de les payer. Une urgence financière, et une urgence de sécurité, face à face, que faire ? Tenir compte de l’urgence financière, et accorder une priorité des priorités à la sécurité. J’ajoute qu’on a aussi réduit les aides aux ASBL qui prennent en charge les problèmes de toxicomanie, alors que la drogue est un problème essentiel de Charleroi. Et là non plus, je ne comprends pas”.



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