Il n'est plus un seul conseil communal d'Anderlues qui aboutisse avec l'adoption des points fixés à l'ordre du jour.

Ce 23 février ce fut encore le cas. Les dissensions se creusent encore plus entre majorité et opposition. Lors de ce dernier conseil communal, la majorité affaiblie de la récente bourgmestre Virginie Gonzalez éprouve toutes les peines du monde à faire voter les points de l'ordre du jour.

Cette semaine, c'est même le quotidien de la commune qui a été impacté. En effet, seul le budget ordinaire a été voté contrairement au budget extraordinaire. Concrètement, cela signifie qu'il est juste possible de faire fonctionner les services communaux. Sans majorité forte, les projets et investissements ont été bloqué.

Dans le budget extraordinaire on trouve par exemple le projet de l’extension du cimetière et impossibilité d’acheter de nouveaux caveaux et columbariums, leefus de tous les projets d’entretien et de rénovation des voiries communales : en 2021, aucune rue d’Anderlues ne sera rénovée et il ne sera plus possible de réaliser l’entretien des égouts, le Plan Wallonie Cyclable et du projet de création de nouveaux trottoirs et de pistes cyclables à la Chaussée de Thuin, les projets de création de nouveaux logements publics en partenariat avec la Société Wallonne du Logement....

Il semble que le bloquage soit total et la discussion entre les groupes PS Gonzalez, PS Zanola et AJC soit à l'arrêt.

Pourtant, même sans avoir de solution à court termes la bourgmestre réitère son souhait de tout mettre sur la table afin d'aller de l'avant. "Les Anderlusiens et Anderlusiennes ne nous ont pas élu pour assister à ce triste spectacle mais pour assurer une gestion saine, efficace et dynamique de la commune, ce que je m’efforce de faire malgré les circonstances. J’en appelle également au Ministre et à la tutelle car d’une part ils peuvent réformer le budget ordinaire de la commune afin que toutes les charges courantes et obligatoires puissent être assurées. Et d’autre part le code de la démocratie donne les moyens d’agir notamment par l’envoi d’un commissaire spécial qui disposerait de l’autorité nécessaire pour permettre, avec le collège et la bourgmestre de rétablir un fonctionnement démocratique normal."

Le parti socialiste est aussi une nouvelle fois appelé à la rescousse. "J'en appelle aux instances du PS pour rappeler à leurs obligations toutes celles et ceux qui prétendent appartenir à notre parti car ce sont aussi les absences ou les comportements de certains échevins ou de certains conseillers qui nous conduisent à cette situation."

Sans issue et presque à bout de solutions, Virginie Gonzalez évoque aussi l'éventualité de revoter, ce qui serait permis par le code de la démocratie locale. Pour l'instant chaque camp se rejette la balle avec chacun ses arguments.

Avec une majorité minoritaire et une opposition campée sur ses positions, le quotidien des Bourlettis risque de ne pas être des plus rose dans les mois à venir.