C'est par communiqué que nous apprenons que le bourgmestre Philippe Tison a décidé d'exclure les 4 "dissidents" (les échevins Guyot et Zanola et les conseillers Pastorelli et Gourmeur). Dans sa communication, le bourgmestre explique tout son ras-le-bol de la situation et de la nécessité d'agir. "j’ai déposé dans les mains de la Directrice générale d’Anderlues l’acte d’exclusion de 4 conseillers, MM. ZANOLA, GUYOT, PASTORELLI & GOURMEUR, du groupe PS au Conseil communal d’Anderlues." Philippe Tison poursuit en qualifiant ses colistiers de "traîtres". "Trop, c’est trop ! Notre groupe ne peut plus accepter de voir la section du PS d’Anderlues traînée dans la boue et le Collège communal humilié car deux de ses membres, M. ZANOLA et GUYOT, complotent avec l’opposition depuis des mois pour court-circuiter l’action communale. Leurs graves agissements ont été dénoncés et ils devront répondre de leurs actes de trahison perpétrés dans le cadre de leurs mandats d’échevins (non-respect des règles de confidentialité, diffusion de documents, etc.)."

Le bourgmestre explique également que les deux échevins, même démis de leurs attributions continuent à percevoir "leurs salaires sans travailler pour l’intérêt général mais bien en devenant les agents d’AJC au sein de la majorité."

Contacté, Guglielmo Pastorelli porte-parole des "dissidents" ne l'entend pas de la sorte. Pour lui, l'acte posé par Philippe Tison est complètement déraisonné. "Je pense qu'il se prend pour Dieu ou pour Paul Magnette, il n'a pas le droit de le faire. Sur quels sujets il nous exclut ? Nous sommes PS et nous resterons PS. Nous avons confiance en notre président. Ils ne peuvent pas faire ça comme ça, il faut l'avis du Comité centre, de l'assemblée générale et de la Vigilance. Ce sont eux qui décident s'ils nous mettent dehors du Parti Socialiste National. Non seulement Philippe Tison est malade physiquement mais aussi mentalement !"

Pour l'instant le groupe des 4 ne tient pas à partir et compte assumer leur mandat jusqu'à terme.

Pour Annibale Moscariello, amené à plusieurs reprises à remplacer le bourgmestre, le ton est plus posé et les problèmes réels doivent être abordés et résolus. "Malgré les désaccords nous avons réussi à prendre certaines décisions en faveur des travailleurs communaux. La grève va sans doute prendre fin si tout le monde respecte l'autre. Nous avons maintenant la possibilité de, par exemple, remplacer les personnes malades. Nous sommes un groupe de 14 PS, les 4 autres sont toujours dans notre groupe de 14 cela veut dire qu'ils peuvent avoir différents postes au niveau des mandats dérivés. A partir du moment où on les exclut, il y a des activités qu'ils ne pourront plus faire au nom du PS. Cela relève du parti pas de la commune. On commence par là puis nous prendrons nos responsabilités pour d'autres mesures."

Tous ces rebondissements donneront sans doute lieu à un débat des plus animés ce jeudi soir au conseil communal.