Semaine après semaine, le front commun CGSP Admi-CSC Services Publics et SLFP maintient la pression sur l’autorité politique de Charleroi.

Ce mercredi, c’est le département Propreté de la ville qui sera sous le coup d’un appel à la grève de 24h. "Il n’y aura pas de piquet à l’entrée des lieux de travail", annonce le secrétaire régional CGSP Admi Philippe Barbion. Mais selon lui, de nombreux agents n’assureront pas leur service. "Après une validation de l’assemblée générale des délégués syndicaux, il a été décidé de poursuivre notre action", indique-t-il. Le mot d’ordre ne concerne pas l’intercommunale Tibi dont les équipes seront en fonction normalement, mais seulement les travailleurs de la ville qui continuent à nettoyer l’espace public des districts Nord et Est. D’autres agents pourraient embrayer, notamment ceux de l’Etat Civil et de la Population de Marcinelle. C’est que selon le syndicaliste, "la chaudière de la maison citoyenne du district sud est en panne depuis deux jours, les températures sont devenues inconfortables."

Le préavis de grève tournante reste déposé pour les semaines à venir. Les travailleurs estiment qu’ils ne sont pas entendus, ceux de la propreté se plaignent d’un manque de considération. "Trop de questions restent sans réponses", selon Barbion. "Où en est l’élaboration du nouvel organigramme que l’autorité nous promet depuis des années, quel sera le plan d’embauche 2021 pour pallier les sous-effectifs chroniques de certains départements ? La ville compte-t-elle encore nommer des statutaires ? Y aura-t-il un complément à la pension légales des agents qui auront fait toute leur carrière comme contractuels ? Nous en avons assez d’être trainés en longueur et baladés avec des réformes accessoires. Le bourgmestre Paul Magnette a proposé de réunir le groupe des partenaires sociaux à la date du 15 janvier." Pour le front commun c’est insuffisant. "Nous voulons l’inscription formelle des points à l’ordre du jour du prochain comité de négociation."