Près de 800 000 euros de subsides ont été consommés en 4 ans.

Dans un monde qui se digitalise, l’école doit faire évoluer sa pédagogie. Charleroi s’y applique depuis quatre ans : ses projets d’école numérique ont ainsi bénéficié d’une subvention régionale à hauteur de 832 000 euros. "Un peu plus de 0,3 million pour les équiper en connectivité, que ce soit la wifi ou le câble, et 538 000 autres pour l’acquisition de matériel spécifique", indique la Première échevine Julie Patte (PS) en charge de l’Enseignement. "C’est en 2016 que nous nous sommes inscrits dans cette transformation : treize écoles ont été retenues pour un projet pilote de connectivité qui s’est terminé en octobre. Et vingt-cinq autres ont allongé la liste, un déploiement entièrement financé en fonds propres."

Cet investissement ouvre la voie à l’interactivité : les enfants peuvent désormais échanger avec des élèves d’autres établissements, se familiariser aux recherches sur le Web, développer une intelligence digitale.

L’autre axe de progrès, ce sont les appels à projet du Service public de Wallonie pour l’école numérique. "En quatre ans, 50 de nos écoles ont été soutenues. Elles ont pu s’équiper de matériel - tableaux interactifs, projecteurs, tablettes ou PC portables. Leurs projets sont très diversifiés : cela va de la création d’un journal digital jusqu’à la classe inversée en passant par l’exploitation scientifique de l’Internet, la conception de capsules vidéo sur les contenus d’apprentissage, l’élaboration de plateformes éducatives."

Pour que ça fonctionne, l’école du futur a besoin d’enseignants motivés et formés. "Dans ce cadre, nous leur favorisons l’accès à une offre diversifiée de formations", poursuit Julie Patte. Si des partenariats se sont noués avec des opérateurs spécialisés comme le centre de compétences TechnofuturTic à Gosselies, des profs et instits font d’initiative l’apprentissage de nouveaux outils et pratiques. Espace d’initiation et d’expérimentation, l’Edulab de TechnofuturTic a été mis en place pour cela.

Et cela répond à une attente. Selon le baromètre 2018 "Éducation et numérique" de Digital Wallonia, 35 à 40 % des enseignants revendiquent des usages numériques en classe au profit des apprentissages des élèves.