Absent pour problème de santé devant le tribunal correctionnel de Charleroi, Ohari est poursuivi pour de multiples préventions. Ses principales victimes ? La police…

En août 2019, Ohari s’est rebellé une première fois sur des policiers intervenus pour un différend familial et a également insulté les agents. "Il les a traités d’incapables et a notamment menacé de faire appel à un certain Rudy, gradé, qui aurait pu nuire à leur carrière", confirme le parquet. Lors de cette scène, Ohari était alcoolisé.

Et ce dernier l’est encore en juin dernier, lors d’une nouvelle intervention policière à la suite d’un accident dans la région du Centre. Et encore une fois, Ohari dépasse les bornes, se débat physiquement et fait mine de vouloir gifler l’un des policiers.

Hépatite B et Covid-19

Comme si cela ne suffisait pas, Ohari crache à plusieurs reprises un mélange de salive et de sang en direction des policiers. Non seulement, les faits ont été commis en pleine crise sanitaire, mais Ohari est atteint du virus de l’hépatite B… Emmené à l’hôpital, la situation ne se calme pas et Imane, infirmière, subit à son tour le comportement d’Ohari. "Il a essayé de me porter plusieurs coups. Il a retiré ses cathéters et secouer ses bras pour nous contaminer et m’a aussi menacé de me violer", explique la jeune femme à l’audience.

Compte tenu de l’alcoolisme d’Ohari, le ministère public requiert des mesures probatoires. Son jugement sera prononcé le 28 mai prochain.