On en sait plus sur ce qu'il s'est passé ce lundi soir à Leernes (Fontaine-l'Evêque), dans la rue du Coq. On faisait état d'une policière blessée et d'un chien abattu. Le parquet de Charleroi confirme, ce mardi, et détaille le déroulement de la soirée mouvementée. 

"Vers 19h45, la police des Trieux a été appelée pour une bagarre entre deux personnes, il y aurait eu usage d'un couteau", nous précise la substitute Sandrine Vairon. Quand les deux agents arrivent sur place, ils sont interpellés par des voisins qui leur indiquent qu'il y a trois malinois dans la maison où les faits se déroulent.

Quand ils entrent dans la propriété pour intervenir, deux chiens arrivent en courant et en aboyant. L'un d'eux saute sur un des policiers pour tenter de l'attaquer, l'agent dégaine son arme de service et tire un coup de feu en direction de l'animal. Touché, mais toujours enragé, le malinois saute une nouvelle fois sur le policier, qui tire une seconde fois, neutralisant le chien. 

Pendant ce temps, le deuxième policier est également inquiété par le deuxième chien, qui s'approche de lui. Cette fois, il arrive à le maîtriser sans devoir faire usage de son arme. Mais de cette altercation avec les deux animaux, un policier a été mordu et est "légèrement blessé".

Mais c'est là que l'un des deux individus impliqués dans la bagarre sort de l'habitation, très agité d'après le P-V de la police. "Il va même se déshabiller en criant qu'il n'est pas porteur d'une arme, il était vindicatif", précise le parquet. Pendant qu'un policier procède au contrôle de son identité, une deuxième personne sort de l'habitation. Elle présente des blessures - par arme blanche - au niveau du torse. Le deuxième policier appelle alors le service 100, tout en prenant l'identité de ce second individu.

Peu après, des renforts policiers arrivent, secondés par des urgentistes. "Les deux personnes ont été conduites dans deux hôpitaux différents, le premier a pu sortir et a été privé de liberté au commissariat, tandis que le suivant est - aux dernières nouvelles - toujours hospitalisé, même si on nous signale que ses jours ne seraient plus en danger", note encore Sandrine Vairon. Aucune audition n'a encore pu avoir lieu, mais durant les constatations, plusieurs traces de sang et des signes de lutte ont été retrouvés dans l'habitation, ainsi que dix chiots.