En l'espace d'un an, Antonio semble avoir manqué de chance à deux reprises, lorsque sa route a croisé celle de deux groupes, à Dampremy et à Jumet. Lors de ces deux scènes, le trentenaire s'est senti agressé et a donc réagi violemment.

Le 6 juin 2020, d'abord, Antonio est parti faire une balade à Dampremy. Sous l'influence de la boisson et de médicaments dérivés de la morphine, il a croisé la route d'un groupe de jeunes dans un parc.

"J'ai été suivi par le groupe. Puis, en face de moi, j'ai vu une armoire à glace. J'ai reçu un coup de pied dans mon dos et en paniquant j'ai sorti un stylo-lame", confiait Antonio. Ce dernier a porté trois coups à un gamin de 15 ans. Le 14 mai 2021, bis repetita. Antonio tombe sur un groupe occupé à écouter de la musique à Jumet.

"Tout d'un coup, je ne sais pas ce qu'il s'est passé. J'ai vu trois personnes venir vers moi. J'ai paniqué et j'ai porté un coup de poing."

Pour le parquet, le prévenu a, en réalité, commis deux agressions gratuites. Pour la première scène, il n'y a même pas eu de constat de coup au dos d'Antonio.

Pour sanctionner l'attitude violente d'Antonio, une peine de 18 mois de prison avec sursis était sollicitée. Antonio devra, durant 5 ans, respecter son sursis probatoire: être abstinent à la boisson, poursuivre son traitement médical, suivre une formation en gestion de la violence et rechercher un emploi.