En 2017, Joë vient tout juste d’atteindre la majorité. Curieux (comme il le dit), ce dernier a écumé les sites pornos… Avant de tomber sur des sites pédopornographiques et de télécharger des images. C’est grâce au compte Facebook de Joë que les autorités judiciaires ont été avisées de l’activité suspecte du jeune homme. "Il a téléchargé une image avec son profil Facebook. Ce qui a permis de remonter à lui", confirme la substitute Dutrifoy.

Deux GSM, deux ordinateurs et une clé USB ont révélé l’existence d’images pédopornographiques.

Une famille bien connue

Si pour Joë, comparaître devant le tribunal correctionnel est une première, certains de ses proches sont bien connus de la justice. "Et justement, ils sont connus pour des faits de mœurs", indique la substitute Dutrifoy. "Je n’étais pas au courant de ça", rétorque le prévenu, plutôt surpris. Une expertise a été réalisée sur le jeune homme, pour éventuellement identifier une déviance sexuelle. "L’expert n’a rien relevé de particulier. Il ne peut pas exclure une pédophilie exploratoire. Ce qui correspond bien aux explications fournies par le prévenu", indique le parquet.

Une peine d’un an de prison a été requise contre Joë, avec un sursis probatoire pour lui permettre de suivre une thérapie pour les auteurs d’infraction à caractère sexuel. Jugement dans un mois.