On ne peut pas écrire tout et n’importe quoi sur Facebook. Un Flémallois de 34 ans l’a appris à ses dépens et se retrouve actuellement poursuivi devant la Cour d’assises (une première en Belgique) pour menaces d’attentat et pour incitation à la haine sur Facebook. Au même moment, Wendy a été citée devant le tribunal correctionnel de Charleroi pour, également, un message sur Facebook.

Ce post sur le réseau social ciblait un homme, que Wendy accusait publiquement d’avoir commis des attouchements sur son fils. Outre les lourdes accusations , le message posté le 14 mai 2018 donnait des infos personnelles sur le prétendu prédateur sexuel : identité, photo et adresse… « Partagez pour que ce visage circule », avait noté Wendy.

En l’espace de quelques minutes, le statut a été partagé plus de 190 fois, avec des conséquences dramatiques pour l’homme injustement pointé du doigt. « Il a reçu plusieurs messages de mort et a été invectivé dans la rue par des personnes », pointe le parquet.

La partie civile confirme que la plainte pour ces prétendus faits n’a jamais abouti et que donc, il s’agit d’une calomnie. Également poursuivie pour une scène de coups et blessures durant laquelle la prévenue a ouvert le menton de son compagnon avec un morceau de verre, cette dernière n’a pas comparu devant la justice.

Deux peines distinctes ont été requises contre la prévenue : 8 mois de prison pour la calomnie et 10 mois de plus pour les coups et blessures. Jugement dans un mois.