Et à entendre Gérald ce lundi matin, devant la justice, cela ne ressemblait pas à une scène effrayante. Non, non, c’était plutôt une visite de courtoisie, comme l’estime le parquet. Le 20 juillet 2020, à Châtelet, Gérald a débarqué au domicile de l’ex-compagnon de sa compagne de l’époque, « pour lui faire peur » avec une tronçonneuse et une masse, excusez du peu…

En cause ? Des échanges SMS entre les ex-compagnons au sujet de la vente d’un bien en commun. Ce qui n’a pas été au goût de Gérald. « Il a vu rouge quand la victime lui a répondu de ne pas se mêler de cette histoire, que ça ne le regardait pas », signale la substitute Pied.

Durant la scène de menaces, Gérald a sommé la victime de se mettre à genoux face à lui, sous la menace de la masse, pour avouer qu’il avait peur. Le prévenu reconnaît les préventions à sa charge, sauf le coup qui aurait été porté au menton de la victime. Une peine de 12 mois de prison est requise, avec un sursis probatoire. Jugement le 17 janvier 2022.