Par le passé, Walid a été sans papiers et a usé de nombreux alias pour éviter de se faire coincer par les autorités judiciaires. Mais depuis 2012 et son mariage avec Cindy (prénom d’emprunt), Walid a trouvé une certaine stabilité. D’après le parquet, le trentenaire n’est pas en mesure de se maîtriser et trouve normal de se montrer violent avec son épouse.

Le 3 mai dernier, au domicile familial de Courcelles, Cindy dit avoir été victime d’un coup de poing et d’une gifle par son mari. La raison ? Walid voulait coucher avec elle, mais il a essuyé un refus… Le mari, qui ne vit plus officiellement avec Cindy depuis lors, conteste les faits et avance même une version plutôt improbable. "J’ai lancé un GSM dans sa direction. Mais il a rebondi sur le canapé avant d’atterrir sur sa cuisse."

Pour le parquet, la version de la victime est la plus crédible. D’autant plus que cette dernière a confirmé subir la violence de Walid au quotidien depuis leur mariage. Le passé judiciaire du trentenaire ne plaide pas non plus en sa faveur. Condamné à 37 mois de prison en 2017 pour des coups et blessures volontaires, Walid n’a plus droit au sursis et se trouve en état de récidive.

Une peine d’un an de prison est requise par le parquet. "Depuis cette scène, j’ai arrêté de consommer du cannabis. J’ai vu mes deux enfants pleurer et ça m’a servi de leçon", jure Walid qui connaîtra la décision du tribunal le 14 mai.