Les efforts de la ville pour rattraper son retard ne lui ont pas permis de réduire l’écart de taux avec les communes rurales. Dans le dernier bulletin des questions écrites, le bourgmestre Paul Magnette dresse l’état de la situation.

Fin de la semaine dernière, la plateforme régionale de vaccination Covid faisait état d’un taux de 77 % de plus de 65 ans ayant reçu leur première dose, pour seulement 34 % la deuxième. À titre de comparaison, Namur affiche des indices de 88 et 44 %, Liège de 80 et 36 %. Le décrochage est du même ordre pour la tranche des 18-65 ans : le taux tombe alors à 22 % pour les bénéficiaires d’une première injection, et à 6 % pour ceux en ayant reçu deux. Namur est au double, Liège est également devant même si les écarts sont plus faibles.

Selon Magnette, les grandes villes du pays sont globalement confrontées aux mêmes retards. L’écart qui les sépare des communes rurales oscille entre 10 et 15 %. À défaut de certitudes, des hypothèses circulent : les difficultés socioéconomiques pourraient expliquer ce retard, comme le refus de certaines communautés ou groupes de se faire vacciner ou encore les disparités dans le rythme d’envoi des convocations par les communes.

Le niveau d’activité du centre de vaccination du CEME à Dampremy ne peut être mis en cause : l’infrastructure tourne en effet à plein régime. Pour booster les recrutements, la Ville dit avoir mis le paquet : distribution de flyers, capsules vidéo, affichage, offres de mobilité gratuite… De son côté, la délégation générale Covid a déployé les grands moyens pour booster la vaccination sur l’ensemble du territoire. On n’en mesure pas encore les effets.