Il est important de préciser, d’emblée, que Patrick n’est pas poursuivi pour un quelconque lien avec le milieu du terrorisme. Mais le simple fait qu’une de ces armes achetées en Slovaquie en janvier 2014 soit retrouvée à côté du corps d’Amedy Coulibaly, l’auteur de l’attentat à l’Hyper Cacher un an plus tard, démontre l’importance et l’aspect international du business mis en place par le prévenu.

Ce lundi, ce dernier est poursuivi pour une multitude d’infractions à la loi sur les armes : détention et vente d’armes, détention illégale de munitions, activité illégale d’armurier, etc. Patrick est également suspecté d’être membre d’une association de malfaiteurs et de faux et usages de faux…

Entre 2011 et 2015, le quinquagénaire s’est lancé dans une activité illicite. "Quand j’ai commencé cette activité, je ne savais pas qu’elle était illégale. C’est bien après que j’ai compris que ce n’était pas légal."

Patrick passait commande auprès d’une société slovaque et les revendait sur Internet.

Compte tenu du dépassement du délai raisonnable, une peine de 40 mois de prison avec un sursis simple a été requise par le parquet fédéral. Jugement dans quatre semaines.