Le ministère public avait requis une peine de six mois avec un sursis probatoire. La quinquagénaire était poursuivie pour quatre scènes de coups et blessures sur son compagnon, mais également pour des coups sur sa voisine, entre le 31 janvier 2017 et le 11 janvier 2018 à Chimay.

En septembre 2017, Patrizia P. n'avait pas apprécié de voir son compagnon rentrer tardivement au domicile après les courses. Alors qu'elle attendait son retour par la fenêtre, Patrizia P. avait vu la victime discuter avec une voisine. La prévenue était sortie pour donner un coup de pied à cette dernier et frapper son compagnon.

Le 11 janvier 2018, c'une discussion à propos de la mère de Patrizia P. avait déclenché la colère de la quinquagénaire. La victime avait reçu plusieurs claques au visage.

Condamnée à six mois de prison ferme assortie d'une amende de 400 euros pour ces faits, Patrizia P. avait formé opposition. Cette dernière ne comprenait pas la décision rendue par le tribunal correctionnel vu son passé judiciaire, totalement vierge. La peine similaire, avec un sursis probatoire, était requise par le ministère public. Me Thomas Puccini, présent à l'audience pour Me Druart, avait plaidé une suspension simple du prononcé, insistant sur le réel problème de sa cliente. "Elle est dépressive et dans le ménage, on a un petit penchant pour la boisson, aussi bien dans le chef de la victime que de ma cliente. Elle n'est pas du tout violente."

Le tribunal correctionnel de Charleroi a condamné mardi Patrizia P. à six mois de prison assorti d'un sursis simple de trois ans.