Charleroi

Paul Furlan, candidat à la tête de liste région au PS, réagit à la présentation de Sofie Merckx et Germain Mugemangango.

En déplacement à Londres, Manchester et Liverpool pour défendre "Charleroi Métropole", Paul Furlan (PS), bourgmestre de Thuin et candidat à la tête de liste Charleroi-Thuin pour les élections régionales, a tenu à réagir à l'annonce du PTB. Le parti de gauche radicale vient d'annoncer Sofie Merckx et Germain Mugemangango comme têtes de listes PTB pour les élections fédérales et régionales.

"La première question que je me pose : est-ce qu'ils n'ont que deux militants au PTB pour envoyer toujours les mêmes? Sofie et Germain, c'est un peu le choix de la facilité", dit-il. "Ce qui pose aussi question, c'est est-ce que ces deux-là, qui ont déjà refusé de participer à une majorité à Charleroi, vont vraiment s'investir aux niveaux régional et national? C'est bien beau de donner des avis et des opinions sur ce que la société devrait être, mais tout le monde peut le faire. La politique, c'est aussi savoir passer aux actes. Or ici, le PTB a déjà eu des propositions concrètes pour monter aux communales et aux provinciales, mais n'a jamais voulu le moindre compromis, alors que nous vivons dans un pays qui pratique ce compromis. Je comprends bien qu'il y a des choses sur lesquelles un parti ne peut pas bouger, au PS on a ça pour une augmentation des pensions et la gratuité des généralistes, par exemple. Mais sur d'autres lignes, on est prêts à discuter. Ce que fait le PTB, c'est un peu comme la vache qui regarde le train passer: ça égaie probablement leur journée, mais ça n'apporte rien à la société."

Pour lui, le PTB doit clarifier son message avant les élections : "s'ils vont au régional et au fédéral pour râler depuis l'opposition, l'électeur doit le savoir. Parce que leur vision de la société, même si je ne la partage pas, est complète. Sauf que quand ils ont l'occasion de faire bouger les choses dans leur sens, ils ne la saisissent pas. Est-ce que ça sera à nouveau pareil ici? Durant leur campagne, ils vont encore nous dire qu'ils vont raser gratis, mais s'ils ne montent pas en majorité ça n'arrivera jamais."