La mobilité est un enjeu de société central et transversal; les modes de déplacement doux sont une priorité politique à tous les niveaux de pouvoir. Sur base de ce double constat, Charleroi Métropole va pouvoir passer au braquet supérieur en matière d’aménagements structurels: le ministre wallon de la Mobilité, Philippe Henry, vient d’annoncer la mise en place d’un droit de tirage, dans le cadre du processus Wallonie Cyclable.

"L’enveloppe globale wallonne, pour la période 2022 à 2024, est établie à 210 millions d’euros, entame Robin Glineur, coprésident de la section Charleroi Métropole du parti Écolo. La répartition exacte de cette manne doit encore avoir lieu mais nos estimations permettent d’envisager un coup de pouce de près de 25 millions d’euros pour notre territoire". Les aménagements urbains qui sont couverts par ces subsides, à hauteur maximale de 80% des montants engagés, incluent évidemment les pistes cyclables séparées, les rues cyclables, les aménagements de réduction de la vitesse, le stationnement sécurisé des vélos ou encore les rues piétonnes. Un focus est également sur les "mobipôles", les zones où convergent les offres de mobilité, telles que parking de covoiturage, Ravel, gare TEC, station de chemin de fer.

"Le montant exact pour chaque commune ne sera connu qu’au début 2022, reconnaît le député régional Écolo Christophe Clersy. Mais en se basant sur les mêmes critères que les plans d’investissement communaux, à savoir le nombre d’habitants, le revenu moyen par habitant et le nombre de kilomètres de voiries communales, on peut atteindre une estimation correcte". Ainsi, Charleroi pourrait recevoir 8 millions d’euros tandis que Châtelet en toucherait 1,6 million€, Fleurus se verrait attribuer 1,12 million€. Le subside pour Farciennes avoisinerait les 560 000€ et celui d’Aiseau-Presles, les 550 000€.