Durant deux ans, Michaël confirme avoir détenu, de mémoire, 16 vidéos pédopornographiques sur un disque dur, mais également d'avoir diffusé des fichiers pédopornographiques. Le tout, en utilisant le logiciel « Shareaza », un système qui permet le téléchargement et le partage de fichiers en peer-to-peer. Comprenez que pour obtenir des fichiers, il faut également partager des fichiers pour les autres utilisateurs. « Je ne savais pas que c'était un logiciel peer-to-peer. Quand j'ai appris cela de la part des policiers, j'ai été surpris », explique Michaël.

Dénoncé par la Russie


Si les autorités judiciaires belges ont pu prendre connaissance du comportement déviant du prévenu, c'est grâce aux autorités russes. Et plus précisément au département cybercrime de Moscou, qui a constaté l'utilisation d'une adresse IP pour diffuser une vidéo en avril 2019.

Identifié via l'adresse IP, Michaël a donc fait l'objet d'une perquisition, le 16 janvier 2020. Au départ, ce dernier prétendait qu'il s'agissait de consultations accidentelles. Mais une analyse du matériel informatique a démontré qu'il y avait bien eu des recherches spécifiques de sa part. Depuis son interpellation, Michaël semble s'être pris en charge pour cesser son comportement. « J'estime être parvenu à anéantir mes pulsions. Je suis d'ailleurs reconnaissant à la police d'être intervenue. »

Une peine d'un an de prison, avec un sursis probatoire, est requise par le parquet. Me De Moreau, à la défense, plaide plutôt une suspension probatoire. Jugement pour le 25 janvier.