L’épave d’un fuselage calciné en guise de carte postale à l’une des portes de Charleroi : c’est à Gilly que ça se passe, dans un quartier proche de la clinique Saint Joseph en bordure de la route de la Basse Sambre. Pendant 20 ans, l’avion aménagé en restaurant puis en bar y a été un repère emblématique. Un incendie l’a ravagé fin de l’année dernière.
Du coup, il n’offre plus qu’un lamentable spectacle. Et comme l’a déploré le conseiller C+ Tanguy Luambua au conseil communal, ce n’est pas le signal de renouveau que l’on s’attend à voir à l’entrée d’une ville en pleine reconstruction. Quel avenir pour le site ? L’échevine Laurence Leclercq en charge de l’Urbanisme a fait le point sur le dossier. Il faut d’abord rappeler qu’il s’agit d’une propriété privée, la ville ne peut y intervenir qu’en cas de péril pour la sécurité ou la salubrité publique. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Si un permis a été délivré pour l’enlèvement de l’épave et du train acheminés sur place, c’est au propriétaire privé qu’il appartient de l’exécuter. 
Ce propriétaire dispose d’un délai de cinq ans pour le faire, c’est-à-dire jusqu’en 2025. Quant au terrain lui-même, un promoteur a introduit une demande de permis pour y construire du logement. La direction régionale des risques industriels, géologiques et miniers y a émis un avis défavorable, obligeant le collège à refuser ce permis. "Ce qui a été notifié le 24 novembre", selon l’échevine. Le demandeur a introduit aussitôt un recours. L’examen de sa requête est en cours